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Thierry Déglon, président de la Fédération française de la coutellerie

lundi 14 novembre 2016, par Audrey Chaussalet

Thierry Déglon a été nommé président de la Fédération française de la coutellerie pour un mandat de trois ans. Il évoque les prochains sujets sur lesquels la FFC va se pencher.

En tant que président de la FFC, quelles vont être vos missions ?

Mon premier objectif est de rassembler. Plus on sera nombreux, plus on sera fort !
Je vais rendre visite à des grands noms de la coutellerie qui ne sont pas issus du bassin de Thiers, comme Opinel, Guy Degrenne, Sabre ainsi que les principaux fabricants de Laguiole, pour les convaincre de rejoindre la Fédération française de la coutellerie. La FFC a une coloration très thiernoise, alors que les enjeux touchent l’ensemble de la profession sur le plan national.

Quelle est, aujourd’hui, la typologie des adhérents de la FFC ?

Elle est très variée. Parmi les 80 membres actifs de la FFC, on compte des couteliers d’art, des artisans, des industriels, des détaillants et grossistes couteliers, des fournisseurs de matières premières, qui ont des attentes et des problématiques différentes. Un des sujets fédérateurs actuels est l’arrêté ministériel du 17 août dernier de la ministre de l’Environnement, qui interdit toute commercialisation de produits pouvant contenir de l’ivoire. L’ivoire est surtout utilisé sur les couteaux de poche par les couteliers d’art. L’arrêté a été brutal et les stocks d’ivoire sont de l’argent perdu. Nous essayons d’obtenir du gouvernement un délai pour les écouler. Pour cela, nous sommes prêts à aller devant le Conseil d’État au même titre que les luthiers et certains métiers d’art.

Quels sont les autres enjeux de la FFC ?

Les normes sur les matériaux comme les plastiques et l’acier concernent tous nos corps de métiers. Lors du prochain conseil d’administration, je proposerai que notre fédération puisse siéger de façon permanente dans le groupe d’étude de l’Afnor (Ndlr : Association française de normalisation). Il est indispensable que nous soyons partie intégrante de ces décisions et que nous puissions donner notre avis. Enfin, le marquage d’origine des produits est un thème qui doit être clarifié au plus tôt. Le “Made in France” et le
“Made in Europe” doivent s’inscrire dans un cadre réglementé, pour éviter des confusions auprès des consommateurs sur la provenance des produits. Courant 2017, je proposerai de prendre contact avec nos homologues européens pour avancer sur ces questions (normes, marquage…).

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