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Le sucre : un peu, (beaucoup), passionnément !

mercredi 8 juin 2011, par Clarisse Bouillet

Les fabricants sont de plus en plus nombreux à tenter de contrer la baisse de la consommation du sucre en détail, en proposant des produits à valeur ajoutée. Décoratifs ou aromatisés, les sucres colorés prennent une place grandissante dans les rayons d’épicerie fine.

Les rappels à l’ordre des nutritionnistes et les campagnes publiques d’information pour limiter la consommation du sucre ont fini par porter leurs fruits, la part d’utilisation directe (sucre de détail utilisé à domicile) étant passée de 60 à 20 % en trente ans. Et la seule solution pour contrer cette baisse est d’offrir plus que du simple sucre. Cette nécessité, Pierre Bosc-Bierne a été l’un des premiers à en saisir la portée. En 1992, il a créé Canasuc pour importer le bâtonnet de sucre Candi. Depuis, il a été rejoint par d’autres, à commencer par Belle de Sucre. Une offre qui a plutôt pris place dans les grands magasins et les magasins de décoration, avant de s’immiscer sur un rayon dédié à leur marque dans les magasins spécialisés en arts de la table et en ustensiles de cuisine. « Nous avons ouvert nos linéaires aux sucres décoratifs et colorés fin 2009 », déclare Marie Thuillier, chef de produit cuisine chez Culinarion et Ambiance&Styles. Avant de se lancer, en 2010, sur l’autre segment, celui des sucres colorés et aromatisés. « Les professionnels de la restauration utilisent depuis longtemps des sucres décoratifs et aromatisés. La demande du public pour retrouver ces produits est croissante », ajoute Marie Thuillier. Il y a aussi une recherche de différenciation de l’ingrédient qui va donner de l’originalité au plat. » D’où la multiplication de sucres colorés, aromatisés, pétillants... Reste que les sucres aromatisés, une offre encore nouvelle, nécessitent de la pédagogie de la part des magasins pour séduire un public qui n’a pas le réflexe « beau et bon sucre ». « Le client doit goûter le produit et le vendeur, en expliquer les vertus et les différentes utilisations », précise Gaëlle Deshoulières, créatrice de Parfums de table. Pour Cyril Rumé, gérant de SNCV, qui distribue la gamme de sucres Candises, la réussite réside dans l’étendue de l’offre présentée par le point de vente. Ainsi, Nova Épicerie, qui propose une vingtaine de références sur son site de vente en ligne, annonce que l’achat de sucres représente environ 5 % de ses ventes. Un chiffre honorable pour une tendance encore émergente.

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